Selon le baromètre AXA 2025, 85% des automobilistes admettent désormais utiliser leur smartphone au volant (contre 80% ces trois dernières années).
- 70% téléphonent en conduisant ;
- 33% consultent ou envoient des SMS au volant ;
- 25% consultent leurs notifications.
A noter : l’utilisation de plus en plus normalisée d’assistances de conduite connectées (Car Play, Android Auto…) augmente les distractions et les interactions au volant susceptibles de réduire l’attention des usagers :
- 34% pour consulter les notifications.
- 79% des conducteurs les utilisent pour téléphoner au volant ;
- 54% pour consulter leur SMS ;
- 46% pour envoyer des SMS ;
Le smartphone est le seul dispositif qui cumule les 4 sources de distraction qui peuvent détourner l’attention d’un conducteur :

Téléphoner au volant multiplie par 3 le risque d’accidents et écrire un message en conduisant multiplie le risque d’accident par 23 : il oblige le conducteur à détourner les yeux de la route pendant en moyenne 5 secondes !

Le FOMO (Fear of Missing Out) Keske’ c ?

L’acronyme FOMO, pour « Fear of Missing Out », peut être traduit par « peur de manquer quelque chose », « peur de rater quelque chose » ou « peur de passer à côté ». Ce terme a été inventé par Patrick McGinnis, entrepreneur et universitaire américain, durant ses études.
Le FOMO, en psychologie, peut être défini comme une forme d’anxiété de plus en plus fréquente, notamment chez les plus jeunes. Il est souvent associé à l’utilisation massive des réseaux sociaux, à tel point que l’on peut parler de « FOMO numérique », c’est-à-dire de FOMO causé par Instagram et, plus généralement, par internet.
La bassiste de Måneskin, Victoria De Angelis, a parlé de FOMO lors d’une interview accordée à Radio Deejay, expliquant que même si elle est très fatiguée, elle doit « sortir parce que sinon, j’ai peur de manquer quelque chose ».
Le cas de De Angelis n’est qu’un exemple parmi tant d’autres du FOMO et de la symptomatologie que cette peur de passer à côté provoque chez les gens. Les principaux symptômes de la peur de rater quelque chose sont les suivants :
- L’utilisation excessive des médias sociaux, qui peut conduire à une dépendance comportementale.
- Des sentiments de colère et de frustration intenses lorsque nous écoutons le récit d’un événement que nous avons manqué.
- La peur de ne pas vivre une « vie pleine » et l’envie de ceux qui, à notre avis, la mènent à bien.
- L’anxiété et l’inquiétude.
- La nécessité de partager toutes les expériences et activités sur les réseaux sociaux.
Outre le FOMO, d’autres acronymes sont apparus au fil du temps pour décrire d’autres nuances de ce type d’anxiété sociale :
- FODA (Fear Of Doing Anything) : la crainte de se lancer dans une quelconque activité.
- MOMO (Mystery Of Missing Out) : l’état d’anxiété qui se manifeste lorsque des amis ne publient pas de photos d’un événement auquel ils participent ou qu’ils vivent.
- FOJI (Fear Of Joining In) : la peur de ne pas recevoir d’appréciation ou de commentaires après avoir posté quelque chose.
- NOMO (No Mobile) : la peur de se retrouver sans téléphone portable
Vous pouvez consulté cet article au complet d’où est tiré quelques extraits pour réalisé cet article rédigé par Laura Ruffini (Psychothérapeute spécialisée en thérapie transactionnelle-analytique intégrative).
Que dit le Code de la route sur le téléphone au volant ?
Depuis 2003, le Code de la route interdit formellement l’usage du téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation.
Cette infraction est prévue à l’article R412-6-1 du Code de la route :
« L’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit. »
Le décret n° 2015-743 du 24 juin 2015 relatif à la lutte contre l’insécurité routière est venu étendre cette interdiction aux écouteurs, oreillettes et casques audio, y compris lorsqu’un seul écouteur est utilisé.

L’infraction peut être constatée même si le véhicule est à l’arrêt temporaire (au feu rouge, dans un embouteillage, etc.), tant qu’il est en situation de circulation sur la voie publique.
La Cour de cassation dans un arrêt 23 janvier 2018, 17-83.077, précise :
« Qu’en effet, doit être regardé comme étant toujours en circulation, au sens et pour l’application de l’article R. 412-6-1 du code de la route, le véhicule momentanément arrêté sur une voie de circulation pour une cause autre qu’un événement de force majeure«
Les sanctions
Les sanctions pour usage du téléphone au volant, le conducteur s’expose à :
Contravention de 4e classe
- Amende minorée à 90 €
- Amende forfaitaire à 135 €
- Amende majorée à 375 €
- Amende maximale pouvant atteindre 750 €
Retrait : 3 points du permis de conduire.
Le décret n° 2020-605 du 18 mai 2020 portant diverses dispositions en matière de sécurité routière est venu renforcé les mesures pour lutter contre l’utilisation du téléphone au volant. Lorsque le téléphone est tenu en main et qu’au moins une autre infraction au Code de la route est commise en même temps (oublie de signalé un changement de direction), le permis de conduire pourra être retenu par les forces de l’ordre (rétention de permis) et suivie d’une suspension de permis administrative décidée par le préfet.
Le décret liste les infractions routières qui, commises simultanément avec celle de l’usage d’un téléphone tenu en main au volant, entraînent une rétention du permis de conduire suivie d’une suspension du permis de conduire :
- 1° La conduite des véhicules prévues aux articles R. 412-9 et R. 412-10 ;
- 2° Les distances de sécurité entre les véhicules prévues à l’article R. 412-12 ;
- 3° Le franchissement et le chevauchement des lignes continues prévues aux articles R. 412-19 et R. 412-22 ;
- 4° Les feux de signalisation lumineux prévues aux articles R. 412-30 et R. 412-31 ;
- 5° Les vitesses prévues aux articles R. 413-14, R. 413-14-1 et R. 413-17 ;
- 6° Le dépassement prévues aux articles R. 414-4, R. 414-6, R. 414-7, R. 414-11 et R. 414-16 ;
- 7° Les signalisations imposant l’arrêt des véhicules ou de céder le passage aux véhicules prévues aux articles R. 415-6 et R. 415-7 ;
- 8° La priorité de passage à l’égard du piéton prévue à l’article R. 415-11.
L’article L224-2 du code de la route précise la durée de la suspension du permis de conduire prise par le préfet :
« II.-La durée de la suspension du permis de conduire ne peut excéder six mois. Cette durée peut être portée à un an en cas d’accident de la circulation ayant entraîné la mort d’une personne ou ayant occasionné un dommage corporel, de refus d’obtempérer commis dans les conditions prévues à l’article L. 233-1-1, de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, de conduite après usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et de refus de se soumettre aux épreuves de vérification prévues aux articles L. 234-4, L234-5 , L234-6 et L. 235-2.«
Voici un récapitulatif synthétique des situations les plus courantes :
| Usage | Autorisé ? |
| Téléphone tenu en main | Non |
| Kit mains libres Bluetooth intégré au véhicule | Oui |
| Écouteurs ou oreillettes (même un seul) | Non |
| Lecture de SMS | Non |
| Téléphoner à l’arrêt (feu tricolore, bouchon) | Non |
| Manipuler l’application GPS du téléphone | Non |
| Système vocal via écran intégré | Oui |





